mardi, 02 mars 2010

Le point sur la tempête Xynthia

TEMPETE XYNTHIA
Le groupe EDF mobilisé pour rétablir au plus vite la situation
La tempête Xynthia qui a traversé la France dans la nuit de samedi à dimanche a fait plus de 40 morts. Elle a occasionné d’importants dégâts sur le réseau électrique moyenne et basse tension.

  L’anticipation et le retour d’expérience des précédentes tempêtes ont permis une mobilisation plus rapide. 

Grâce à la forte mobilisation de ses moyens humains et techniques, ERDF a pu réalimenter rapidement près de 500 000 clients, sur le million de foyers privés d’électricité suite au passage de la tempête Xynthia.

Aujourd’hui lundi 1er mars à 11h00 , 220 000 clients restaient privés d’électricité, principalement dans les régions de l’Ouest, du Centre, du Limousin, de l’Auvergne et de l’Est.

ERDF a annoncé que l'électricité serait rétablie mercredi soir dans 80 % des foyers privés de courant. Mais le retour à la normale pourrait être plus long dans les régions de l'ouest de la France où le travail
des techniciens est rendu difficile par les fortes crues.
Les difficultés d’accès en certains points du réseau rendent délicates les interventions qui doivent se réaliser sans mettre en danger la sécurité des salariés et des tiers,
  notamment dans les régions où les inondations et les chutes d’arbres ralentissent la progression des techniciens.

ERDF a mobilisé ses équipes dès les premières heures de la tempête. A l’heure actuelle, 5 000 personnes sont sur le terrain pour diagnostiquer les dégâts sur le réseau et réalimenter au plus vite les clients.
  Ces équipes d’ERDF seront renforcées dès ce matin par les volontaires de la Force d’Intervention Rapide (FIRE), par des entreprises prestataires externes et, comme l’a annoncé dès hier soir le président Proglio en   
  cellule de crise, par des personnels des filiales internationales d’EDF en Allemagne et en Angleterre. 

Par ailleurs, 7 hélicoptères survolent actuellement les zones les plus fragilisées afin d’évaluer au plus près les dégâts et 200 groupes électrogènes sont en cours de raccordement dans les lieux de vie.

Le réseau à haute et très haute tension peu affecté
  Le réseau à haute et très haute tension de RTE a été relativement peu affecté par la tempête. Sur les 10 postes de transformation touchés, 5 avaient déjà pu être réalimentés hier en fin de matinée.   
  Des visites sont effectuées actuellement sur le terrain pour compléter l’inventaire de l’ensemble des lignes touchées. Les techniciens de RTE ont débuté les travaux de remise en fonctionnement des lignes hors tension.   
  RTE met à disposition d’ERDF tous les appuis nécessaires pour aider à rétablir l’alimentation sur l’ensemble du réseau électrique français. 

Situation normale à la centrale du Blayais
Les mesures de surveillance renforcées, mises en place dès samedi soir par la centrale du Blayais à titre préventif en raison des mauvaises conditions météorologiques prévues sur la région,
  ont été levées dès dimanche matin. Les quatre unités de production ont continué à fonctionner en toute sûreté. 

Le point des clients privés d’électricité région par région (au 01/03 à 11h00)
• Régions Poitou Charentes et Pays de Loire: 80 000 clients
• Région Centre : 93 000 clients
• Régions Aquitaine et Midi Pyrénées: 8 000 clients
• Régions Champagne Ardennes, Alsace et Lorraine : 22 000 clients
• Région Ile de France : 8 000 clients
• Région Bourgogne : 6 000 clients
• Régions Normandie, Nord et Picardie : 5 000 clients
     
  (SOURCE EDF)  

La réforme des collectivités locales : inquiétude ou espoir ?

Aujourd'hui, je vous soumets un billet qui a été rédigée par Michelle Genet concenant la réforme des collectivités locales.
Alors que la campagne des élections régionales, vous ne trouverez aucun site ou blog des paris politiques qui parlent de cette réforme ! Pourquoi ? alors que c'est justement à ce moment qu'il faut en parler !

LA REFORME DES COLLECTIVITES LOCALES/TERRITORIALES

INQUIETUDE OU ESPOIR ?

 

Un historique indispensable pour comprendre cette réforme cruciale.

En janvier 2008 dans son rapport pour « libérer la croissance » Jacques Attali proposait de clarifier la décentralisation en transformant les intercommunalités en agglomérations et en faisant « disparaître, en dix ans, l’échelon départemental. Pour rassurer les élus locaux, Nicolas Sarkozy déclarait, le jour même de la remise de ce rapport : « Je ne crois pas que les Français soient prêts à renoncer à la légitimité historique des départements ».

En juin de la même année à l’occasion d’un déplacement à Limoges, Nicolas Sarkozy déclarait  «qu’il  va falloir qu’un jour on parle des structures territoriales en France. Parce que nous sommes arrivés à un degré de complexité sans précédent. »

Juillet : le Président de la République annonçait dans un entretien au Monde, que l’année 2009 serait celle d’une « réflexion approfondie » sur l’administration territoriale c’est-à-dire 26 régions, 100 départements, 3000 intercommunalités, 36000 communes, une réforme disait-il qui ne se fera que sur la base du « consensus ».

Le 25 septembre,  le Chef de l’ état annonçait dans un discours prononcé à Toulon, la remise à plat de l’organisation administrative du territoire. « Moins d’échelons, c’est moins d’impôt, plus d’échelons, c’est plus d’impôt ! ». Pas si simple Monsieur le Président !

Octobre 2009, la commission des lois de l’ assemblée nationale préconisait de réduire le nombre des collectivités, avec incitation financière à la clef, et de redonner à chaque niveau administratif des compétences exclusives. Dans la foulée la création du Comité de la réforme des échelons territoriaux était confiée à Edouard Balladur et comprenait onze membres dont quatre élus.

En janvier 2009, le rapport du groupe de travail sur la réforme des collectivités locales plaidait pour une union entre les régions et les départements. Il prônait aussi un statut de « grande métropole » pour les pôles urbains de plus de 500.000 habitants.

 Le 26 février 2009, les vingt propositions du Comité Balladur étaient publiées,  vous pouvez -pour les internautes - les retrouver sur http://www.reformedescollectiviteslocales.fr .  Retenir à ce stade que le comité lance l’idée de 11 régions au lieu de 22, la création de onze grandes métropoles, des élus (es) communs pour les départements et les régions (conseillers territoriaux) et le lancement du Grand Paris en fusionnant les trois départements de la petite couronne.

A noter qu’une étude de KPMG, remise aux instances dirigeantes de l’ Assemblée des départements de France (ADF), chiffre à 600 millions d’euros soit à moins de 0,7% de leurs dépenses, les gains issus de la fusion des départements et des régions.

Le rapport des conclusions du Comité Balladur a été remis au Président de la République Nicolas Sarkozy le 5 mars 2009 au Palais de  l’ Elysée par le Président de ce comité. Nicolas Sarkozy annonçait une loi pour l’automne et retardait le projet du Grand Paris (en attendant les propositions de Christian Blanc, secrétaire d’ Etat du développement de la région capitale). Nicolas Sarkozy annonçait parallèlement une réforme de la fiscalité locale pour compenser la suppression de la taxe professionnelle.

Puis c’est le discours devant le Congrès à Versailles où Nicolas Sarkozy réaffirme son intention d’aller au bout de la réforme des collectivités, et de réduire le nombre des élus régionaux et départementaux.

Juillet 2009,  un rapport soumis au bureau politique de l’ UMP préserve les pouvoirs des communes dans tous les cas de figure, à la différence du rapport Balladur. Mais il propose aussi de réduire de 20% l’effectif des conseillers municipaux.

Septembre 2009,  Le président du Sénat, Gérard Larcher, déclare, dans une interview dans <Sud-Ouest>, que la réforme territoriale « ne pourra être discutée au mieux avant Noël et « ne fera pas l’objet d’une procédure accélérée. »

5 octobre, Alain Juppé (UMP) dans une  interview à <Sud-Ouest> , critique le projet de réforme, taxant de démagogique la réduction du nombre d’élus locaux, et regrettant l’élection des conseillers intercommunaux lors des municipales.

20 octobre,  en visite, à Saint Dizier, le chef de l’Etat dévoile en avant première les grandes lignes de sa réforme des collectivités.

16 décembre 2009,  le Sénat adopte le premier des 4 projets de loi déjà déposés. Ce premier texte écourte les mandats des conseillers généraux afin qu’ils cèdent leur place de manière concomitante aux conseillers territoriaux dès 2014.

18 décembre 2009,  adoption définitive du projet de loi de Finances 2010 qui supprime la taxe professionnelle, principale ressource fiscale des collectivités territoriales. A ce stade n’est-ce-pas totalement aberrant cette suppression en pleine période de crise ?

27 janvier 2010,  le Sénat vote la création du conseiller territorial puis, le lendemain, l’élection au suffrage universel direct des conseillers communautaires prévue par le projet de loi de réforme des collectivités territoriales.

Enfin le 2 février dernier : Le Sénat commence l’examen de la réforme des collectivités locales. Celle-ci pourrait se heurter et se heurtera à des problèmes constitutionnels.

Le groupe socialiste à l’ Assemblée a déposé un recours contre le texte organisant la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux pour mars 2014, un des quatre volets composant la réforme territoriale.

Que dire à ce stade ?

De nombreux aspects de ce projet suscitent une vive opposition de la classe politique dont la Presse s’est fait l’écho à juste titre.

Ce qui nous gène,  c’est que cette réforme pourrait se heurter et se heurtera  à des problèmes constitutionnels réels de trois sortes :

Le premier concerne la parité

Le second ce projet de loi remet en cause l’identité des assemblées régionales et départementales

Le troisième  le projet de loi prévoit que les métropoles peuvent demander la délégation de compétences économiques aux départements (zones d’activité) et aux régions (aides aux entreprises) et qu’en cas d’absence d’accord dans un délai de 18 mois, ces compétences reviennent automatiquement aux métropoles. C’est une disposition complexe qui contrevient au principe d’intelligibilité de la loi.

Ce qui nous gène également,  c’est le mode de scrutin, nous aurons l’occasion d’y revenir.

Tous ces points seront dévoilés dans notre dossier : «  Nous vous devons la vérité , que penser  de cette réforme ? ».

Fidèle à l’héritage des girondins pendant la Révolution française, les démocrates que nous sommes sont très attachés à la décentralisation des pouvoirs publics en France.
Les collectivités locales incarnent cette décentralisation
.
Elles doivent répondre au besoin de proximité des citoyens et savoir s’adapter au défi de leur temps. Cela suppose des collectivités aux compétences et au fonctionnement clair (ce qui est loin d’être le cas avec cette réforme sarkozienne),  des collectivités avec une autonomie fiscale et une gestion rationalisée.
Le projet de réforme des collectivités territoriales proposé par Nicolas Sarkozy et son gouvernement  ont, ainsi,  soulevé plusieurs inquiétudes chez les élus démocrates et même dans son propre camp.

Les textes qui sont en préparation sont extrêmement importants pour la démocratie en France. Cette réforme, si elle est adoptée, modifiera en profondeur les équilibres territoriaux, sans pour autant – à l’heure où nous écrivons ces quelques lignes – apporter d’instruments nouveaux pour renforcer l’efficacité de leur action, et ce, au moment où les collectivités locales sont fortement sollicités par l’ Etat comme amortisseurs des effets de la crise pour améliorer la vie quotidienne des Français et agir à tous les niveaux pour le développement des territoires.

La réforme des collectivités territoriales est pour moi une attaque frontale contre les acquis de la Révolution française, contre la démocratie, elle remet en cause les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité nationale, qui, aujourd’hui, sont le fondement du service public, du service de proximité. Elle incarne en l’ Etat une régression sans précédent destinée à éliminer les derniers lieux de résistance, de démocratie et de construction de nos désirs de vie que constituent nos communes.                                                                                                                                                   Attention que ce chantier dont personne ne parle… ne soit pas  un projet dévastateur à l’échelle de notre pays.

Veillons.

Les démocrates de la liste « RHONE-ALPES DEMOCRATE » conduite par Azouz Begag désirent  se saisir de ce dossier pendant les Régionales pour sensibiliser nos concitoyens à cette réforme cruciale pour leur avenir.

Michelle Genet  co-listière de la liste RHONE -ALPES DEMOCRATE.

( chronologie de la réforme source l’express.fr)

mardi, 23 février 2010

Le projet pour Rhône-Alpes

Je vous invite à lire le projet porté par les membres de la liste d'Azouz Begag pour les élections régionales.

modem-notre-projet-pour-rhone-alpes.pdf

Lisez le et n'hésitez pas à dire ce qui vous plait ou déplait dedans. Soit sur ce blog, soit sur celui de la campagne régionale : http://www.rhonealpesdemocrate.fr

dimanche, 21 février 2010

St-Fons est-elle devenue un état de non-droit ?

C'est la question que je me pose (et je ne suis pas le seul) dans cette ville de la banlieue lyonnaise de plus de 16 000 habitants.

Avant toute chose, je tiens à préciser que je suis contre la sécurité absolue ! Un flic derrière chaque habitant, ce n'est pas pour moi ! La vidéosurveillance peut servir mais doit être utilisée à bon escient et pas comme en Angleterre !
Une fois ces choses précisées, voici mon billet :

En effet, depuis plusieurs mois, des incivilités, des infractions au code de la route se multiplient et personne ne dit rien !
Combien de fois, les gens se font "agressés" verbalement simplement sur le fait d'avoir demandé à une personne de se déplacer car elle barrait le passage ?
Combien de véhicules s'arrêtent au beau milieu de la route pour discuter avec une voiture qui arrive en sens inverse ou avec des piétons ?
Qui n'a pas été empêcher de passer par une route ou de rentrer dans son allée par un attroupement d'automobiles ?
Qui n'a pas vu des véhicules en stationnement interdit voire dangereux ?
Depuis combien de temps la Police Municipale, n'est pas passé dans un quartier, pardon, ne s'est pas arrêté ?
Depuis combien de temps, n'y a-t-il eu de contrôle radar ?

Une preuve ? Allez sur le parking entre la Mairie et la Bibliothèque, et vous verrez des véhicules garés au pied du panneau "défense de stationner" sans aucune contravention !
Une autre preuve ? J'ai vu la Police Municipale passer dans une rue et ne pas s'arrêter alors qu'il y a avait au moins 4 véhicules stationnés sur un endroit interdit !
Pourquoi n'intervienne-t-elle pas ? A-t-elle des ordres ?

On nous parle de police de proximité. Personellement, je ne l'a vois plus cette police ! Si elle était de proximité, elle devrait être plus présente dans les quartier, aller à la rencontre des habitants dans les différents lieux publics, etc.
Un exemple, pour le stationnement génant, la Police devrait prendre les coordonnées des personnes, aller les voir ou les convoquer et leur expliquer les problèmes que leur comportement entraîne ainsi que les sanctions qu'ils encourent. En cas de récidive, les sanctionner !

samedi, 20 février 2010

L'Etat fait main basse sur nos retraites complémentaires Agirc-Arrco !

Une fois n'est pas coutume, je reprends en intégralité un article sur : http://www.sauvegarde-retraites.org mais je rajoute un petit commentaire : les élus (Maire, Sénateurs, Députés, Ministres ), de toutes opinions politiques, vont-ils cautionnés ce hold-up ?

A l'heure où les plus hautes autorités de l'Etat s'affirment résolues à réformer notre système de retraites, Sauvegarde Retraites lève un lièvre énorme : l'Etat organise un pillage en règle des caisses complémentaires des salariés du privé (Cnav/ Agirc-Arrco), dont l'avenir est pourtant loin d'être assuré, afin de "sécuriser" le régime des fonctionnaires contractuels et des élus (Ircantec). Et ce pillage porte sur plusieurs milliards d'euros !
Voici, textuellement, l'engagement qu'a pris le ministre chargé de l'Industrie, Christian Estrosi, devant les parlementaires (Cf. Sénat, JO débat, séance du 8/11/2009, p. 9788) :

"L'Agirc-Arrco versera à l'Ircantec une soulte dont le montant n'est pas encore déterminé. En l'occurrence, il est question de milliards d'euros et de projections démographiques à cinquante ans. Nous ne prenons pas une décision pour les six mois ou les cinq ans qui viennent ! Nous parlons d'une échéance de cinquante ans !"

Rappelons que le régime Ircantec des fonctionnaires et des élus locaux est déjà deux fois meilleur que celui des salariés du privé. Or, au lieu de mettre fin à cette iniquité, l'Etat puise dans les caisses du privé, pourtant exsangues, afin de garantir, coûte que coûte, les privilèges des fonctionnaires et des élus pour une durée d'un demi siècle ! C'est prendre aux pauvres pour donner aux riches...

Comparaison Ircantec / Agirc-Arrco

  Taux de cotisation Rendement
Ircantec 5,63 % 12,18 %
Agirc-Arrco 9,50 % 6,64 % (Arrco) à 6,75 % (Agirc)

Pour mettre en œuvre ce plan honteux, l'Etat prend prétexte du changement de statut de La Poste, qui devient une société anonyme (SA). Les nouveaux embauchés de cette entreprise publique seront donc affiliés à l'Agirc-Arrco plutôt qu'à l'Ircantec. Or, les administrateurs de l'Ircantec estiment avoir un droit de propriété sur les futurs salariés de La Poste et réclament, à ce titre, la bagatelle de 6 milliards d'euros. 
On croit rêver !
Ainsi, lorsque tout va bien (beaucoup de nouveaux cotisants, peu de retraités), les régimes spéciaux peuvent profiter pleinement et sans partage de la situation pour maintenir les privilèges de leurs affiliés. En revanche, au moindre accroc, les autres régimes, beaucoup moins bien lotis, doivent leur porter assistance même s'ils sont eux-mêmes au bord du gouffre et que la retraite de leurs affiliés est moins bonne.

Pour en savoir plus, consultez l'étude réalisée par Sauvegarde-Retraites : " Agirc-Arrco : main basse sur nos retraites" et lisez l'article consacré à ce Hold up d'Etat par Le Point.